Un tueur en série, surnommé Le Designer, emballe depuis 20 ans ses scènes de crime dans du papier kraft blanc.

Il reste introuvable à ce jour.

Henry, profileur discret marqué par un passé difficile, se débat entre cette affaire et son attirance irraisonnée et dangereuse pour la femme de son ami d’enfance.

Jusqu’au jour où tout va basculer?

Le Designer est un thriller psychologique haletant qui va plonger Henry, le personnage principal, dans un enfer sans issue.

Il devra lutter contre sa nature et ses sentiments pour arriver à sortir vivant du piège terrible dans lequel il vient de tomber.

Mon avis

Deux points positifs pour ce thriller qui m’a vraiment interpellé, une écriture très très soignée « introspective » torturée où « le suicide » ou la fuite semblent absorber l’essence de notre héros, et… l’originalité du sujet. En effet, trouver quel est le « designer » n’est pas la question (on devine l’identité du serial killer dès le premier chapitre) mais l’affronter et entrer dans sa tête, reste l’objectif central. Le point négatif est que ce thriller est bien trop court.

Il y avait matière à explorer cet univers plombant, sombre et glauque (petit village dont on ne sait jamais s’il est anglais ou français, inquiétant médiéval hors du temps en plein replis sur lui-même) avec une fin sans surprise… mais par contre, c’est une atmosphère très très réussie qui m’a hantée un long moment, dérangeante, plombée, faite de non dits, de dénis, alors que  l’auteur décrit plusieurs caractères. Cette richesse de sujets et de détails évolutifs auraient mérité une plus grande ambition, Sylvie Bardet semblant avoir le talent d’écrire un « grand thriller »…

Ma note : 4 / 5